• BDO et Eres dévoilent les résultats de la 1ère étude sur l’actionnariat salarié non coté en France
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BDO et Eres dévoilent les résultats de la 1ère étude sur l’actionnariat salarié non coté en France

10/03/16

Aujourd’hui en France, combien d’entreprises non cotées ont fait le choix de l’actionnariat salarié? Quels sont les freins et leviers identifiés en faveur ou en défaveur du dispositif ? Quelles sont les motivations et pratiques des entreprises qui privilégient cette forme de participation ?

Réalisée par OpinionWay pour BDO et Eres, cette étude dresse un panorama inédit de l’actionnariat salarié des PME non cotées en France.
 
Tour d’horizon des principaux enseignements…
 
 
 
  • Près de 7 PME françaises non cotées sur 10 proposent au moins un dispositif de partage du profit à leurs salariés
Prime salariale, participation, intéressement, PEE, PERCO, actionnariat salarié, 64% des PME françaises non cotées proposent au moins un dispositif de partage du profit à leurs salariés. Le plus courant, la prime salariale, est privilégié par 41% des entreprises répondantes. La participation arrive en 2ème position (26%), suivie de près par les PEE ou PEG (23%).
A noter que 18% jouent particulièrement le jeu et proposent à leurs collaborateurs plus de trois dispositifs de partage du profit. A l’inverse, plus d’1 entreprise sur 3 (36%) n’en propose aucun.
 
  • 80% des PME françaises non cotées pensent que l’actionnariat salarié est une bonne chose mais peu sont passées à l’acte.
Associer les salariés au capital de l’entreprise est perçu positivement par 8 PME françaises non cotées sur 10 mais, dans les faits, seules 4% d’entre elles ont franchi le pas et seules 5% l’envisagent sérieusement au cours des 3 prochaines années.
Les principaux freins à la mise en place d’actionnariat salarié sont constitués par la méconnaissance des dispositifs : 56% des entreprises déclarent n’avoir tout simplement pas pensé à cette possibilité ! Viennent ensuite le coût pour 39% et la complexité du processus pour 29% d’entre eux.  La crainte de perdre le contrôle de l’entreprise ressort également : les problèmes de confidentialité et de dilution du pouvoir sont ainsi cités par 24% des répondants.
Les entreprises qui ont fait le choix de l’actionnariat salarié ont été motivées en priorité par le bénéfice apporté aux collaborateurs (53%), notamment le fait de les impliquer plus fortement dans le fonctionnement de l’entreprise (44%) et de partager le profit avec eux (36%). Les aspects « RH » sont clairement exprimés : pour les entreprises répondantes, il s’agit également par ce biais de fidéliser les salariés (36%), d’améliorer leur package de rémunération (26%) et de renforcer l’attractivité de l’entreprise auprès de nouveaux candidats (21%).
 
  • 40% des entreprises ayant ouvert le capital à leurs salariés l’ont proposé à plus de la moitié des collaborateurs.
Dans 31% des cas, ce sont même la totalité des collaborateurs qui se sont vus proposer un dispositif d’actionnariat salarié par leur entreprise. A l’inverse, 1 entreprise sur 3 (32%) déclare n’avoir ouvert son capital qu’à moins de 5% de ses collaborateurs.
Les actions ont été majoritairement vendues aux salariés concernées (64%), et payées au prix dans un cas sur deux (53%). 8% ont été attribuées gratuitement aux collaborateurs.
 
  • 85% des entreprises équipées en actionnariat salarié sont satisfaites de la mise en place du dispositif.
Les principaux bénéfices constatés par les entreprises suite à la mise en place de l’actionnariat salarié sont l’implication des salariés dans le fonctionnement de l’entreprise (77%), leur fidélisation (73%) et leur motivation (67%).
Une réussite donc, confirmée par les entreprises. A postériori, 82% d’entre elles referaient le choix de l’actionnariat salarié et 29% envisagent même d’amplifier leur dispositif à l’avenir.
 
Rolland Nino, directeur général de BDO France : « L’actionnariat salarié favorise la croissance des entreprises mais ses vertus sont encore trop méconnues au sein des PME non cotées. Nous devons clairement consentir des efforts de pédagogie ! La nouvelle loi Macron, allégeant notamment la fiscalité entourant l’attribution d’actions gratuites, devrait permettre à l’actionnariat salarié de repartir à la hausse. A nous de convaincre les dirigeants » 

Olivier de Fontenay, directeur général d’Eres : « La France est championne d’Europe de l’actionnariat salarié côté mais elle est en retard dans les entreprises non cotées. Pourtant les entreprises qui ont ouvert le capital à leurs salariés sont très satisfaites et le referaient et celles qui ne l’ont pas encore fait n’ont pas de vraies réticences. Nous sommes donc optimistes pour l’avenir notamment car l’actionnariat salarié est une des solutions à la transmission d’entreprise. »
 
 
Découvrir les vertus cachées de l’actionnariat salarié dans le BDO Zoom 
 
Enquête réalisée par téléphone du 17/11/2015 au 20/01/2016 auprès d’un échantillon de 700 entreprises non cotées en bourse. L’échantillon est pondéré pour être représentatif de l’univers des entreprises françaises de 20 à 500 salariés et plus, à l’exception du secteur public.