Set 2 des ESRS : comprendre les évolutions clés de l’état de Durabilité (CSRD).
Set 2 des ESRS : comprendre les évolutions clés de l’état de Durabilité (CSRD).
Alors que les entreprises de la Vague 1 ont déjà publié leur premier Etat de Durabilité, celles de la Vague 2 s’interrogent sur les modalités de préparation et le cadre de référence à appliquer.
L'EFRAG vient de finaliser ses propositions pour une nouvelle version des normes ESRS ("Set 2"). Loin d'ajouter de la complexité, cette révision répond à un mandat clair de la Commission européenne : simplifier significativement la charge administrative sans sacrifier l'ambition du Pacte Vert.
Voici les piliers de cette évolution bienvenue :
1. Une cure d'amincissement pour les données (-40%)
C'est le chiffre à retenir : le volume de points de données (datapoints) obligatoires a été réduit d'environ 40% par rapport à la première version. Cette réduction s'accompagne d'une mesure radicale pour la lisibilité : la suppression pure et simple de toutes les divulgations "volontaires" qui alourdissaient inutilement les normes. L'objectif est de se concentrer sur l'essentiel.
2. La "Fair Presentation" au cœur de la démarche
La philosophie du reporting évolue. Il ne s'agit plus de cocher des cases, mais de fournir une "image fidèle" de la durabilité.
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Matérialité simplifiée : L'analyse de double matérialité est clarifiée. Il est recommandé de partir d'une approche "Top-Down" (stratégique) plutôt que de se noyer dans des listes interminables de sous-sujets.
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Chaîne de valeur plafonnée : C'est une demande forte des entreprises. Le Set 2 introduit un "Value Chain Cap" pour limiter les demandes de données aux partenaires et accepte davantage d'estimations lorsque les données directes sont difficiles à obtenir.
3. Des délais supplémentaires pour les sujets complexes
Conscient des difficultés techniques, l'EFRAG introduit de nouvelles mesures transitoires. Par exemple, les entreprises pourront omettre les effets financiers anticipés (souvent complexes à modéliser) pour les exercices 2027 à 2029. De même, des souplesses sont accordées pour les données liées aux substances préoccupantes.
4. Et la Taxonomie verte ?
Elle suit le même mouvement. Les nouveaux tableaux proposés permettent une réduction de 64% des informations à fournir pour les entreprises non-financières, avec l'introduction d'un seuil de matérialité de 10% pour se concentrer uniquement sur les activités significatives.
Une opportunité à saisir dès maintenant
Bien que l'application officielle soit prévue pour les rapports publiés en 2027 (sur l'exercice 2026), ces évolutions doivent guider vos travaux actuels. Elles permettent de rationaliser vos collectes de données et d'éviter des investissements superflus sur des indicateurs qui ne seront plus requis.
