Alexandra Bourcereau

Directrice de mission en expertise comptable

Alexandra Bourcereau

Entrée chez BDO en alternance au bureau des Sables-d’Olonne, Alexandra Bourcereau nourrissait déjà l’ambition de devenir experte-comptable. Diplômée du DEC en 2025, elle revient sur un parcours construit avec persévérance, les soutiens qui l’ont accompagnée et ce qui la passionne aujourd’hui dans son métier.

Pourriez-vous revenir sur votre parcours professionnel ?

Très tôt, dès le BTS, j’ai su que je voulais travailler en expertise comptable. J’ai aimé la matière, la technicité du métier, mais aussi sa dimension très concrète. Je me suis engagée dans mes études avec l’idée d’aller jusqu’au Diplôme d’Expertise Comptable.

Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que je construirais l’intégralité de mon parcours au sein de BDO. J’y ai trouvé un environnement dans lequel j’ai pu évoluer, apprendre et prendre progressivement des responsabilités. Aujourd’hui, je suis directrice de mission et membre du CODIR du bureau des Sables-d’Olonne, une évolution dont je suis fière.

Qu’est-ce qui vous anime dans votre métier ?

Ce qui me plaît particulièrement, c’est la diversité. Le métier d’expert-comptable va bien au-delà des chiffres. Nous sommes de véritables partenaires des dirigeants, avec une forte dimension conseil.

J’aime cette variété de rôles : manager une équipe, participer à la vie du cabinet, animer des formations, développer un réseau, échanger avec des entrepreneurs aux profils très différents. C’est un métier vivant, stimulant, qui demande à la fois rigueur, écoute et capacité d’adaptation.

Qu’est-ce qui vousa permis d’aller jusqu’au DEC ?

Le parcours vers le DEC est exigeant, et il y a forcément eu des moments de doute, des phases de remise en question. Mais au fond, j’ai toujours su que j’avais les ressources pour y arriver.

J’ai pu compter sur des soutiens essentiels : mon conjoint, mes associés, mes collègues. Ils m’ont encouragée dans les moments plus difficiles et m’ont poussée à ne pas renoncer. Cette confiance accordée a joué un rôle déterminant dans ma persévérance.

J’ai parfois eu le sentiment qu’il fallait que je fasse davantage mes preuves chez certains clients, où l’on se retrouve encore dans des réunions très majoritairement masculines. Je ne sais pas si l’on attend objectivement plus de moi, mais je pense que je me mets moi-même davantage de pression qu’un homologue masculin.


Alexandra Bourcereau

Avez-vous rencontré des freins dans votre parcours, notamment en tant que femme ?

J’ai parfois eu le sentiment qu’il fallait que je fasse davantage mes preuves chez certains clients, où l’on se retrouve encore dans des réunions très majoritairement masculines. Je ne sais pas si l’on attend objectivement plus de moi, mais je pense que je me mets moi-même davantage de pression qu’un homologue masculin.

Il y a aussi eu des questionnements personnels, notamment autour de la construction d’une carrière exigeante et de l’investissement dans la vie familiale. Ce sont des sujets que beaucoup de femmes se posent encore. De mon côté, j’ai fait le choix de ne pas opposer les deux. Cela demande de l’organisation, du soutien et parfois des arbitrages, mais j’ai pu avancer professionnellement tout en m’investissant pleinement dans ma famille.

Avec le recul, je me rends compte que cette double dimension fait aussi partie de mon équilibre et de mon parcours. J’ai préféré être transparente sur mes projets et m’appuyer sur mon entourage professionnel, afin que cela ne devienne ni un frein implicite ni un renoncement.

Justement, comment parvenez-vous à préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Le fait d’avoir des contraintes personnelles m’oblige à m’organiser, à prioriser et à savoir dire non. Je crois beaucoup à l’importance de se fixer des règles pour se préserver, quel que soit son rôle.

En tant que manager, il y a aussi un enjeu d’exemplarité : montrer qu’il est possible de s’investir professionnellement tout en respectant des temps de respiration.

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

L’obtention du DEC a marqué une étape clé, mais je la vois surtout comme une porte d’entrée. J’ai envie de continuer à progresser, à développer de nouvelles compétences et à m’inscrire dans la durée chez BDO.

Mon objectif est de poursuivre cette dynamique d’évolution, en restant engagée dans le développement du cabinet et dans l’accompagnement des équipes.

Quels conseils aimerais-tu partager avec de jeunes collaboratrices ?

D’abord, savoir ce que l’on veut et croire en ses capacités. Un parcours n’est jamais linéaire et l’échec fait partie de l’apprentissage.

Pour ma part, j’ai dû déposer trois fois ma notice de mémoire avant qu’elle ne soit acceptée. Après un deuxième refus, j’ai sérieusement envisagé d’arrêter. C’est à ce moment-là que j’ai été encouragée par mes associés, Olivier Gautron et Bruno Ravard, ainsi que par Michelle Jolly, qui a su trouver les mots pour me remobiliser. Ces échanges m’ont aidée à prendre du recul et à continuer.

Avec le recul, je dirais qu’il ne faut pas se définir par un obstacle ponctuel, mais par la trajectoire que l’on construit dans la durée.