Aurore Blanchard

Senior manager audit

Aurore Blanchard

Depuis 18 ans chez BDO, Aurore a construit un parcours solide et progressif, évoluant de stagiaire à senior manager, au sein des bureaux de Paris, puis des Ulis. Elle revient sur les grandes étapes de son évolution, les défis rencontrés, le rôle déterminant du coaching dans son développement et l’équilibre qu’elle construit au quotidien entre vie professionnelle et personnelle.

Avez-vous toujours su ce que vous vouliez faire ?

Pas du tout. J’étais plutôt réservée et timide, et je ressentais le besoin de développer mon aisance relationnelle. L’école de commerce représentait pour moi une opportunité de gagner en confiance et de garder un maximum de portes ouvertes.

Attirée par les chiffres, l’analyse et la logique, je me suis naturellement orientée vers l’audit. J’y ai rapidement trouvé ce que je recherchais : la diversité des missions, la richesse des échanges avec les clients et la dynamique du travail en équipe.

J’ai débuté dans un cabinet parisien, Léger & Associés, où j’ai effectué mon stage de fin d’études, puis il est devenu BDO. Après quatre années en audit à Paris, j’ai choisi d’explorer l’expertise comptable lors d’une mobilité vers le bureau d’Évry, aujourd’hui rattaché aux Ulis. Cette expérience a confirmé mon attachement à l’audit, mon métier de cœur, dans lequel j’ai ensuite évolué progressivement jusqu’au poste de senior manager.

Qu’est-ce qui vous anime encore aujourd’hui dans votre métier ?

La diversité des missions, avant tout. Rencontrer des dirigeants passionnés, découvrir des secteurs d’activité très différents et comprendre les enjeux propres à chaque organisation constituent une source d’enrichissement permanente.

Le travail en équipe est également une dimension essentielle. Recruter, accompagner, transmettre, voir les collaborateurs progresser et gagner en autonomie est particulièrement stimulant. La dimension pédagogique du métier est centrale pour moi.

Enfin, la recherche de valeur ajoutée est ce qui donne tout son sens à l’audit. Au-delà du cadre normatif, il s’agit d’apporter un éclairage pertinent sur les chiffres et d’aider les clients à comprendre les enjeux pour prendre des décisions éclairées.

Quels défis avez-vous rencontrés dans votre évolution de carrière ?

La gestion du temps et du stress a été un défi majeur. Dans notre métier, l’urgence est permanente et tout semble devoir être traité immédiatement. Apprendre à prioriser, accepter les imprévus et savoir poser des limites lorsque les délais ne sont pas réalistes sont des compétences qui se construisent avec l’expérience.

Un autre défi important a été l’évolution de posture au fil des passages de grade. Passer d’un rôle principalement technique à celui de manager implique de développer de nouvelles compétences : animation d’équipe, délégation, communication, accompagnement des collaborateurs. C’est un véritable changement de dimension.

Comment avez-vous travaillé ces enjeux de gestion du temps et du stress ?

Je viens d’obtenir mon Diplôme d’Expertise Comptable, pour lequel j’ai consacré mon mémoire à la gestion du temps. Je me suis inspirée de la natation artistique, un sport que ma fille pratique à haut niveau.

Ce parallèle m’a profondément marquée : 30 heures d’entraînement par semaine sont nécessaires pour délivrer une performance de 3 minutes, évaluée par plus de 20 juges, autant sur sa dimension artistique que technique. En audit, la logique est similaire : la maîtrise technique est indispensable, mais ce qui marque réellement le client, c’est la qualité des échanges et la valeur ajoutée que l’on apporte.

Ce travail m’a permis de clarifier mes priorités dans un environnement exigeant et d’assumer mes choix. Aujourd’hui, je communique avec plus de transparence sur l’organisation et je gère les délais et les contraintes avec davantage de recul et de sérénité.

Les passages de grade ont-ils également représenté un défi ?

Oui, car les évolutions de carrière ne suivent pas toujours un rythme linéaire. Il peut y avoir des phases d’accélération et d’autres de consolidation.

Au sein de mon bureau, j’ai eu la possibilité d’évoluer à mon rythme. J’ai également bénéficié d’un accompagnement en coaching, collectif avec BDO, puis individuel, qui a été particulièrement structurant. Il m’a aidée à développer ma posture managériale, à renforcer ma communication, à apprendre à gérer les situations complexes et à gagner en confiance.

La confiance se construit avec le temps et les expériences. Aujourd’hui, je mesure la valeur de ce chemin, fière de ce que j’ai accompli et motivée par tout ce qui reste à venir.


Aurore Blanchard

Qu’est-ce qui vous a motivée à passer le DEC ?

Je souhaitais valoriser mes années d’expérience et me prouver que j’étais capable de relever ce défi.

C’était un projet personnel, mais aussi familial, qui a nécessité des ajustements et des compromis.

Au cours de la préparation, j’ai bénéficié de l’accompagnement DEC pris en charge par BDO, pour la rédaction du mémoire et la soutenance.

L’obtention du diplôme a été un moment fort, marqué à la fois par un soulagement et une grande fierté, d’autant plus que mon mémoire, au positionnement atypique, a été très bien accueilli par les jurys.

Ce diplôme change-t-il votre quotidien professionnel ?

Non, un diplôme ne définit pas, à lui seul, la valeur d’un professionnel.

En revanche, le DEC ouvre de nouvelles perspectives et constitue une reconnaissance importante du parcours accompli.

Parvenez-vous à trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle ?

Je dirais que c’est un équilibre en construction permanente. L’environnement de travail, fondé sur la confiance, l’autonomie et la flexibilité, constitue un véritable soutien.

Au-delà de ce cadre, tout repose sur des choix assumés et des priorités claires. L’équilibre n’est jamais figé, il se construit et se réajuste en permanence. L’essentiel est de rester alignée avec ses valeurs et de préserver ce qui compte vraiment.

Avez-vous rencontré des freins en tant que femme ?

Je n’ai pas rencontré de freins structurels dans mon environnement professionnel. Les périodes plus sensibles ont davantage été liées aux choix de vie personnels, notamment lors des retours de congé maternité.

Ces moments peuvent susciter des interrogations légitimes : allons-nous retrouver nos dossiers, allons-nous reprendre notre travail avec le même rythme, comment se repositionner ? En tant que manager, il est essentiel d’accompagner ces transitions et de créer un environnement de confiance.

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

Continuer à progresser, à apprendre et à relever de nouveaux défis. Contribuer au développement du cabinet et accompagner les équipes dans leur évolution.

J’ai choisi un métier qui offre un apprentissage permanent, et c’est ce qui le rend passionnant.

Quel conseil donneriez-vous à des collaboratrices ?

Oser prendre des décisions et construire son parcours en cohérence avec ses priorités. Chacun évolue à son propre rythme, et il est important de rester fidèle à ses choix.

Enfin, que diriez-vous à la jeune étudiante que vous étiez ?

De croire en elle et d’oser prendre des risques pour construire son parcours.

La confiance se construit avec le temps et les expériences. Aujourd’hui, je mesure la valeur de ce chemin, fière de ce que j’ai accompli et motivée par tout ce qui reste à venir.